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Yeah Let\'s go to the beach

Hue Travel Blog

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Le Soleil se lève sur Hue.

Après avoir découvert quelques rues du centre-ville – dont beaucoup n’ont aucun charme, il faut aller dans les petites ruelles à l’ombre des bananiers pour voir de joli maisons colorées, je me dirige vers la Cité Impériale, équivalent en son temps de la Cité Interdite de Pékin .

La très bleue rivière des Parfums coupe la ville en deux. Chaque rive est jalonnée de petits parcs où poussent les palmiers. La balade est agréable, le paysage magnifique. Une enceinte de briques clôture l’ancienne cité reine, étalant ses fortifications sur une dizaine de kilomètres. Elle a sans doute perdu un peu de son vernis d’antan, certaines partie du mur sont, je l’accorde, un peu dégradée. Pourtant, dans l’ensemble, je trouve ces fortifications bien préservées. En Chine, la plupart des murs d’enceintes ont été détruites sous Mao. Le mur d’enceinte de Xi’an ont eux survécu, et ils sont un remarquable modèle du genre. Plus grand, plus large, plus impressionnant que ceux de Hue, ils sont aussi plus restaurés, et l’on remarque le plâtre de la restauration lorsque l’on visite Xi’an. Les murs de Hue donnent une image d’authenticité, ils valent le coup d’œil.

J’arrive à la Cité Impériale. L’influence chinoise est frappante, jusque dans le nom du lieu, baptisé « Cité du pourpre Interdite ».  Comme à Pékin,  un impressionnant bâtiment en forme de « U » accueille le visiteur. Comme à Pékin, les entrées sont multiples, celle du milieu étant réservée à l’empereur. Comme à Pékin, la disposition des bâtiments, suivant des principes de géométrie et d’alignement, a été réfléchie avec minutie. Comme à Pékin, les toits jaunes annoncent la couleur impériale. La liste est longue.

Les points de divergence entre les 2 Cités me semblent tout aussi dignes d’intérêt. La Cité de Hué n’a pas la taille de celle de Pékin, ses bâtiments sont de taille plus modeste : elle n’a pas vocation a être le centre du monde. A la Cité Interdite, le vœu de puissance, d’ambition, se lit au premier regard. La Cité Interdite est aussi bien plus restaurée que son homologue de Hué. Là encore –cela est tout à fait subjectif certes- , je trouve que les restaurations de Pékin sont un peu trop « visibles », que les bâtiments aux piliers rouges vifs que viennent éclairer de puissants spots lumineux laissent un arrière goût qui oxyde légèrement la beauté des lieux.

La Cité Interdite de Hue est très agréable,  un lieu paisible où il n’y a pas foule – on a bien quitté la Chine.

Après une balade dans les ruelles ombragées du vieux Hue, je réalise que l’Océan n’est qu’à une quinzaine de kilomètres de moi. Pris d’un vent de folie –je n’avais jamais vu de plage de sable blanc et de mer d’un bleu translucide - , je décide de louer un vélo et de tenter de rejoindre la côte.

« Thuan An », c’est le nom de la plage prisée de Hue. Je pars à l’aventure à travers les champs, uniquement guidé par la rivière des parfums, qui traverse Hue, et dont l’embouchure se situe à proximité de ladite plage.

La route que j’emprunte est incroyable ! La météo est parfaite. Le long du fleuve, des barques de pêcheurs. Dans les champs, les bœufs broutent paisiblement ; alors que les volailles pullulent. Partout, on me salut d’un mouvement du bras ou d’un « Hello, Hello », les plus jeunes sont les plus enthousiastes à mon passage. Ces hameaux  sont si près de l’ogre touristique de Hue, pourtant je ne croise aucun touriste. Le paysage est magnifique. Je passe sur un pont qui enjambe la rivière des parfums, quadrillée de filets de pêche. J’arrive finalement à la plage de Thuan An, mon instinct m’a bien guidé !

Une étendue infinie d’eau et de sable se présente devant moi. Mais l’émerveillement est de courte durée. A peine ai-je posé le pied sur la plage que de jeunes adolescents –agés entre 12 et 15 ans – viennent à ma rencontre. Très amicaux, ils me posent nombre de questions dans un anglais très correct. Ils me disent qu’ils veulent pratiquer leur anglais. Puis une des filles me propose un ananas. Pris d’affection pour ces jeunes là, j’accepte sans trop réfléchir, vérifiant quand même le prix, qui est très raisonnable (20 000 dong, moins d’un euro). Je me rends compte de mon erreur rapidement, quand un enfant qui ne doit pas avoir plus de 8 ans, en profite pour me proposer des chips et des cigarettes… Déboussolé, je ne fini pas mon ananas, et propose les restes aux jeunes vendeurs, qui ne se font pas prier. Je leur tends un billet de 100 000 dong, ils me rendent... 70 000 dong! Etonné, je réclame mes 10 000 dong de change manquant, ils font mine de ne pas comprendre, puis m\'affirment m\'avoir annoncé 30 000 dong. Ils prennent à témoin une femme restée à proximité, s\'étant présentée comme une touriste venue de Saigon, elle va dans leur sens. J\'insiste, montre des signes d\'irritation, on me rend finalement ma monnaie.

Je découvrirais plus tard qu\'en Asie du Sud Est, le regard innocent des enfants est utilisé pour faire vendre aux touristes pris de pitié...

Je rentre à Hué avec la nuit, empruntant la route principale. Le bord de la route est jonché de sac plastiques et autres déchets en décomposition. Je remarque parmi eux un grand nombre de photocopies de billets de banques, des dollars principalement . D\'apprentis faux-monnayeurs ? Non, j\'apprendrai plus tard que ces billets factices sont déposés dans les hotels en offrandes aux dieux. 

Mon expérience du bouddhisme est incomplète, et j\'en ai peut-être une image erronée. C\'est une religion curieuse, en Chine ou au Vietnam, on se déclare très rarement bouddhiste, pourtant chacun, ayant l\'occasion d\'aller au temple, s\'agenouillera volontier devant Bouddha et allumera un bâton d\'encens. La religion est vêcue en dilettante. Sous certain aspect, cette religion est assez cocasse. Bouddha est obèse, hilare, c\'est un bon vivant. On est loin de l\'austérité des églises catholiques. Les billets déposés devant lui sont voeu de fortune, le voeu de richesse est systématique.

bipbipouai says:
Ma sœur a travaillé un été au Vietnam il y a 10 ans. A l'époque sa logeuse déplaçait ses affaires pour relouer l'appartement au noir dès qu'elle partait en excursion.
Posted on: Aug 09, 2010
fransglobal says:
Oui, les Viets tres friands du fric. Il y a de vendeurs de toutes sortes et ils sont parmi les plus tenaces que j'ai jamais rencontres. 'Hello, you buy something'!
Posted on: Aug 05, 2010
bernard69 says:
tu as été escroqué à Hué cela fait partie du voyage!Il parait que les Viets sont de plus en plus intéréssés par le fric ce que j'ai vu sur plusieurs posts du forum du Routard qui recommandent aussi d'aller au Laos!
Posted on: Aug 05, 2010
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Hue
photo by: Paulovic