Timbuktu!
"Bienvenue à Tombouctou. Il est 12h45 et il fait 43 degrés. Merci d'avoir voyagé avec Mali Air Express"
Enfin à destination! Le but de la première section de mon voyage est atteint, après de longues heures pénibles dans les transports africains est atteint! Ok, j'ai triché un peu en prenant le dernier vol, mais c'était ça, ou entre 12 et 24h de 4x4... D'ailleurs, mon pote français a pris la route difficile et devrais arriver éventuellement. Bref, je suis à Tombouctou, ville mystérieuse et totalement isolée. Au pied du Sahara, je vais y aller faire un tour dans les prochains jours... Pour l'instant, trop chaud pour faire quoi que ce soit.
... plus tard ...
Ouais, dernier jour à Tombouctou et tout est fermé entre 12h et 16h, à cause de la tenpérature.
Tout sauf un ou deux cybers où la climatisation est de mise. Bref, temps idéal pour donner qques nouvelles.Alors, je veux juste préciser un truc. Contrairement à ce que tous les guides le prétendent, et bien Tombouctou n'est pas dans le Sahara, mais bien dans le Sahel. La porte du désert? Oui. Cité oubliée? Bien sûr. Destination d'aventure? Définitivement. Mais ce n'est certainement pas une ville du Sahara. En fait, je ne sais pas si je l'ai déjà mentionné, mais le Sahel, dans le fond, c'est la zone de transition entre le Sahara proprement dit et la forêt tropicale. Donc vous pouvez imaginer que ça inclus une multitude de type de végétation.
Mais bon, dans cette région, le Sahel est plus ou moins un désert de roches entremêlées de sable, avec qques dunes mais également qques petits arbres et arbustes. Autrement dit, moi qui croyait que je serais en plein milieu du désert, et bien je me suis quelque peu trompé, et je suis par conséquent légèrement déçu. Mais bon, malgré tout, je ne regrette en rien ma présence ici. Tombouctou est une ville magique, avec une histoire chargée, bien qu'avec la fin du commerce transitant par la route du Sahara, son importance n'est devenue que symbolique. Autrefois une ville remplie d'universités et de bibliothèque, aujourd'hui, le niveau d'éducation est identique au reste de l'Afrique occidental, c'est-à-dire assez médiocre. Les enfants vont très peu à l'école, et passent la majorité de la journée à trainer dans les rues et à demander des cadeaux/bonbons/crayons/bidons/CFA aux toubabs. Le tourisme a en effet contribué à la déchéance de l'éducation des enfants, en encourageant les enfants à mendier. Dans un pays aussi pauvre, qui hésiterait entre l'opportunité de recevoir un cadeau d'un touriste vs aller à l'école, alors que le fatalisme habiuel de l'Africain ne lui permet pas d'espérer une vie meilleure ni d'entrevoir un futur différent de celui de ses parents? Alors, la pire chose qu'un touriste peut faire, c'est d'aider ses enfants en leur donnant quoi que ce soit. Alors que l'habitude de mendicité est déjà bien ancrée, il faudra des années de discpline touristique pour enrayer le problème. ..Bon, je crois que j'ai un peu changé de sujet... Alors j'en reviens à Tombouctou. Je disais donc que de la grandeur précédente de la ville, il ne reste plus rien. Juste un nom qui fait rêver, et qui a une connotation d'inaccessibilité. La ville est relativement ordinaire, avec qques mosquées parfois charmantes, et un dédale de ruelle où il fait bon s'y perdre, mais sans plus. Le sable remplit les rues et détruira éventuellement la ville.
Bon, alors que peut-on y faire à part s'y promener en cherchant les surprises? Et bien le classique, c'est la balade à chameau avec nuit dans un campement Touareg. Que j'ai évidement fait avec mon pote français Nicolas (qui est d'ailleurs arrivé à 2h du matin à Mopti le même jour que moi.
..). Donc après négotiation pas très agressive, nous avons trouvé un guide qui nous promettait une expérience inoubliable. Et inoubliable elle fût... Ca a commencé avec le tranfert à un autre guide, Touareg celui-là, qui nous a monté sur des chameaux et qui a ensuite fait 100m avec nous pour nous retransférer vers un autre guide, évidement son "frère", à notre grande surprise. Après longue négotiation avec lui, et il nous a finalement transférer à un enfant d'une dizaine d'année (après avoir vu que nous ne voulions pas aller à son campement quie était pas mal trop proche à notre goût...), qui parlait à peine le français, et qui a marché devant les chameaux en tenant leur reines pendant les 12 km CFA, jusqu'au campement Touareg de "l'oncle" de l'autre mec. La honte. Imaginez deux routards passablement aventuriers, à la recherche constante de plans foireux impossible, plantés sur des chameaux, et guidés par un môme qui marche à côté... Et bon, laissez-moi vous dire qu'il n'y a absolument rien de plaisant dans une balade de chameau. Absolument rien. De un, ça te broye les couilles, ça t'irrite les fesses, ça te fait un BPC d'enfer, ça pu et c'est laid. Et la démarche et la maladresse crasse du chameau (il avance les pattes du même côté en même temps) ne fait qu'accentuer l'inconfort du voyage... Bref, j'ai encore mal aux couilles. Pour le reste, et bien notre hôte était totallement inintéressé par notre présence. Les seules fois qu'il nous a parlé étaient pour nous pointer les chiottes (le 3e arbuste au fond), nous dire que la bouffe était prête, essayer de nous vendre ses babioles "artisanales" et nous réveillé à 5h30 du matin pour se débarasser de nous. Il faisait semblant de ne pas comprendre nos questions ou répondait très vaguement. En plus, j'ai dû mangé l'éuivalent d'un kilo de sable, mélangé à un repas infecte. Et le déjeuner? Des peanuts et biscuits secs. Supposément "classique" pou un Touareg. Mon cul, ouais! Bref, pour le retour, pas question de remonter sur les chameaux. Je tiens à ma fertilité auoi! On a alors fait le chemin à pied, ce qui fût beaucoup plus intéressant... Et aucun merci à notre panoplie de guide lors de l'arrivée, en leur disant très clairement que c'était vraiment un tour de merde.Bref, la balade à chameau, à faire une fois dans sa vie, mais surtout ne pas dépasser 5 minutes si vous voulez éviter toute souffrance.
Mais juste le fait d'être à Tombouctou vaut toutes les souffrances que j'ai enduré durant les 4 dernières semaines.MDLF: Et oui, c'était aussi pire que je le prétend...










