En "time off"

Fort Nelson Travel Blog

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Me voilà déjà à ma dernière soirée de congé, à Fort Nelson (après 45 jours de travail, j'en avais besoin!). C'est une petite ville dans le nord-est de la Colombie Britanique. On travaille à quatre heures de route, dans le bois, d'ici. Pas de téléphone et encore moins d'accès Internet. Je dois dire que je me sentais pas mal loin de vous ces derniers temps...

En relisant mon dernier courriel, je me rends compte que j'ai fait les coins pas mal rond. Donc voici quelques histoires d'aéroport!

J'ai fait réserver mes billets d'avion par Conquest (la compagnie pour laquelle je travaille). Rhonda, l'assistante administrative (faut pas dire secrétaire, ça fait cochon!), m'a rassuré, quand je lui ai dit que c'était la première fois que je prenais l'avion, que je pourrais parler en français pendant toute les dermarches nécessaires à l'embarquement (vive les virgules!). OSTIE DE MENTEUSE, ou peut d'être qu'elle ne savait pas que dans les putains d'aéroports canadiens, on affiche deux couleurs, mais on parle juste en rouge. Quand je demandais "Est-ce que vous parlez français?" on me répondait "Just une petit peu". Ce qui veut dire "si tu alignes trois mots français, je vais sourir et faire semblant de comprendre". Pays bilingue mon cul! Même à Toronto, le service était unilingue. Criss, c'est à côté du Québec! Quand la fille de JetsGo a annoncé mon vol, en anglais, je lui ai demandé de le faire en français (je vais me gêner!). Elle m'a renpondu, en anglais, qu'elle ne parlais pas français! J'en connais un mot anglais pour toi fille : BITCH!

Au moins, dans les avions, on me parlait la langue de Latraverse (Molière, c'est dépassé!). Le vol Toronto-Montréal était affreux. En retard, suffocant, bébé qui braille... Mais je suis arriver en un seul morceau, c'est ce qui compte!

J'étais tellement perdu au terminus d'avion du 514! Je savais-tu moi qu'il faillait prendre un tunnel pour passé en dessous du stationnement à machine volante pour se rendre à la sortie! Enfin, après plusieurs va-et-vient, qui n'étaient malheureusement pas très agréable, et la honte de demander mon chemin, par deux fois, j'ai pu retrouver mon vieil ami Rico, qui ne m'a pas reconnu à cause de la barbe!

À partir de là, j'ai passé un très bon temps des fêtes!

De retour à Montréal pour refaire le chemin inverse. Une semaine, c'est vite passée... Après avoir ramasser mon billet, il me restait plusieurs minutes avant de m'envoler loin du pays des belles femmes. J'ai donc décidé d'aller tenir compagnie à la petite barmaid (pas si petite que ça en y repensant), elle était toute seule, derrière son bar. Tout en buvant ma bière, j'ai appris qu'elle était aussi agente de sécurité et qu'elle faisait des démarches pour entrer dans la GRC. L'habit ne fais pas le moine! Avec le temps qui passait, plusieurs personnes se sont agglomérés autour du petit comptoir. Une dame dans la cinquantaine s'est ajoutée au groupe et a commander du vin rouge. Comme il n'y avait plus de banc libre, je lui ai offert ma place. Après quelques minutes, le banc à sa gauche s'est libéré. Je me suis donc installé à ses côtés et nous avons commencé à discuter. Elle m'a parlé de son goût pour le luxe, de ses deux garçons qui faisaient la piastre en Ontario, m'a félicité du fait que je quittais le Québec pour ouvrir mes horizons, qu'elle n'était pas d'accord avec mes valeurs séparatistes, mais ce que je retiens de cette dame, c'est qu'elle m'a confessé, avant que je la quitte pour prendre mon avion, qu'elle avait entamé la discussion avec moi parce que je buvais une Heineken! "Si vous aviez bu une Molson Dry, je ne vous aurais probablement pas parlé." Vieille pédante, mais adorable à la fois!

De retour dans cette ostie de ville d'anglais qu'est Toronto. Le vol vers Calgary était tellement en retard que j'aurais pu apprendre le français aux poufiasses de JetsGo. Mais à quoi bon, elles auraient tout oublié après mon départ ;) Ce ne sont que des anglaises!

Je suis arrivé à Calgary aux petites heures du matin. Jérôme est venu me chercher à l'aéroport. Je suis allé chercher ma Rio à "la ferme". J'ai fais partir les systèmes d'alarme des voisins et le propriétaire est venu me transmettre "ses amitiés". Dois-je vous rappeler que nous sommes en plein milieux de la nuit...

29 Décembre, sept heure du matin, c'est le départ vers de nouvelles aventures!

Le mois de Janvier s'est principalement passé entre Fort St-John et Wonowon. Noir et blanc. Fort St-Jonh, c'est la ville de tous les péchés... On peux dépenser pas mal d'argent là-bas... C'est là que j'ai fêté la nouvelle année. J'aurais préféré être à Sainte-Anne-des-Monts, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a! De toute façon, je me suis endormi, encore habillé, avant même d'avoir pris une seule bière. Vers cinq heure du matin, Steeve, un anglo du Québec, est débarqué dans ma chambre. Il a commencer à me raconter ses histoires de batailles, donc une ou Steph Carse (oui, oui, Steph Carse le chanteur country qui n'a pas duré) lui a crissé un coup de botte de cowboy en pleine face alors qu'il était par terre, en pleine rue, à Montréal! Monde de fou!

Wonowon, c'est une merde de mouche sur la carte. Et c'est là que j'ai eu ma première expérience de camp. Lit trop petit, chauffage mal réglé et repas douteux. Ce qui est aussi très intéressant, c'est d'entendre le concert de crampes intestinales matinales dans les toilettes communes! Un pur régale pour les oreilles, et pour le nez aussi bien sûr! Le morale des troupes en souffre pas mal!

Il y avait pas mal d'amérindiens qui logeaient avec nous. Je dois dire qu'ils n'ont pas très bonne réputation... et pour cause. Il y en avait un qui rincait sa scie mécanique, à l'intérieur, en très fin de soirée, et un autre nous a voler une camionnette! La police l'a retrouvé, dans le fossé, a environ deux heures de route du camp!

De passage à Slave Lake, pour un petit contrat, j'ai profiter des commodités d'un motel pour raser ma barbe. Je dois dire que je regrette un peu, mais c'était rendu pas mal désagréable pendant les repas. J'avais commencé à me faire des boudins. Mais bon, de retour aux petites barbes de fantaisie!

Mais ce qui marque le plus mon mois de Janvier, c'est l'envie de crisser mon camp pour le Québec. De requitter mon fils et mes amis une deuxième fois, ça m'a crissé à terre... Je m'ennuie tellement de mon beau pays. Vous qui êtes là-bas, vous ne savez pas la chance que vous avez. Les différences culturelles commencent à m'essouffler. C'est sans compter que la plupart des anglais qui travaillent avec moi sont, pour la plupart, des alcoolo, des gars en probation, des illettrés et j'en passe. Les sujets de discussions sont très limités. Et l'anglais que je pratique est pas mal pauvre. Ici, vous pouvez remplacer tous les verbe et les adverbe par "fuck" et les mots de plus de cinq lettres sont inutiles.

Mais bon, passons...

Je suis donc dans un camp, en arrière de Fort Nelson, depuis le 30 Janvier. Je conduit toujours l'Excursion, mais j'ai juste des anglo à bord maintenant. Il faut tout le temps que je leur disent de ramasser leur ostie de cochonneries et il y en a un qui empeste des pieds. Je lui ai interdit de laisser ses espadrilles à bord pendant la journée. L'autre jour, j'ai pris place derrière le volant et je trouvais que ça sentait vraiment pas bon à l'intérieur. J'ai donc fouiller un peu et je suis tomber sur ses souliers. J'ai pris une "puff". J'aurais pas dû. Le coeur m'a levé et j'ai failli vomir!

Bref...

Vos courriels m'ont redonné la force de faire un autre bout de chemin parmis les anglais. Je ne sais pas quand j'aurais accès à nouveau à ma boîte aux lettres, mais ne vous gênez surtout pas!

On se voit dans 10 semaines... ouin, disons quelques semaines, ça fait moins long!

3X

Frédérick

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Fort Nelson
photo by: SuperGlandeur