Les plaines

Anaco Travel Blog

 › entry 25 of 30 › view all entries

Anaco, la ville où après en avoir rêvé et parlé pendant de nombreux kilomètres nous trouverons un mille feuilles ! C´est tout con mais ça fait plaisir ! Miracle aussi de la réparation parce que bien que ce soit dimanche le proprio de l´atelier de vélo fera venir le technico spécialement pour nous. Bref tout s´enchaîne à merveille. La nuit tombée nous serons donc déjà loin de la ville. Plus exactement chez la maison de campagne d´un mec complètement bourré (il a magnifiquement raté la chaise en voulant s´asseoir....) mais bon ça femme est là et prend soin de nous. J´arriverai même a lui faire chanter quelques paroles de "Curucucu Paloma".

Le lendemain nous traversons des terres pétrolifières. Bizarre de voir des flammes qui montent au ciel au détour d´un chemin. Nous arrivons tant bien que mal à El Chaparro où un gars nous prendra sous son aile. Ca a l´air de le faire complètement halluciner notre histoire. Sa bonne humeur est définitivement communicative. Il nous aidera d´ailleurs à trouver la route qui part dans la savane. Alors je dis route, je devrais dire chemin. C´est assez intéressant de croiser des gars à dos d´âne, des troupeuax de buffles et puis surtout des intersections...vu qu´on nous a dit d´aller toujours tout droit forcément le doute s´installe. Il suffira donc de quelques heures pour que nous soyons complètement perdus. Qu´importe puisque le paysage est de la partie. De toute façon tout chemin mène bien quelquepart. Ceux seront donc 3-4 jours entre deux villes sur une carte sans jamais vraiment savoir. Nous ferons en tout cas de sympathiques rencontres et la faim ne se fera jamais trop sentir (oui je sais je suis un ventre). Je me permets quand même de vous faire part d´un épisode assez comique. Alors c´est bien simple. Vous prenez deux gars à vélo qui viennent d´emprunter pour la 27ème fois une route à une intersection sans grande conviction. Avançant donc dans le doute absolu mais avec espoir les voici qui se retrouvent sur une sorte de route forestière fraîchement ouverte. Une terre meuble donc. Et juste à ce moment là vous ouvrez à fond les robinets de la pluie. Résultat une sorte de gadou innomable. Conséquence: un homme ayant du mal à ne serait qu´ y marcher, un vélo ne peut même pas y espérer faire 2 tours de roues. Nos vélos complètements embourbés nous les abandonnons donc là et partons à la recherche d´un abri. Les dieux seront quand mêmes cléments et nous offrirons un toit auprès de coupeurs de maïs saisonniers. Un toit de plastique avec des trous certes mais un toit. Ces saisonniers nous raconterons quand même que leur métier est bien payé parce que chaque année y´a au moins un mort suite à une morsure de serpent...Le soleil matinal viendra arranger tout ça et nous permettre de continuer jusqu´à....jusqu ´à une route ! On n´y croyez plus. Oui alors bien sûr je vous fais grâce des maintes sessions de réparations...quelques bornes encore et voici que se présente à nous une sorte de grand lac: lagune grande qu´ils disent. Nous savons enfin où nous sommes sur la carte. Serein nous conitunons donc notre route après une nuit passée chez un cow boy local bien sympa (soirée à égréner le maïs pour les poules et à se méfier des cochons mangeurs de vélos). Je dis serein parce que bon on aura beau suivre cette route croyant rejoindre Santa Maria Delpire on débouchera quand même complètement à l´ouest. Une session de 25 bornes sur la voie rapide s´impose donc. Vive les contrastes. Arrivés en ville nous faisons les provisions. A la fruteria un gars nous prends en affection et nous invite chez lui. Repas de roi. Il a du croire qu´on avait pas manger depuis des siècles. Faut dire qu´il nous a offert un bon gros steak et que ça faisait une éternité que je n´en avais pas mangé !

Join TravBuddy to leave comments, meet new friends and share travel tips!
Anaco
photo by: zavkhan